STOP FAMINE dans la Corne de l'Afrique

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Devant l’ampleur et la complexité de la crise alimentaire qui frappe l’Est de l’Afrique et plus particulièrement la Somalie, l’Ethiopie, le Nord du Kenya et Djibouti, le Consortium des ONG belges pour les Situation d’Urgence, mieux connu sous le nom « Consortium 12-12 » a décidé d’activer le numéro de compte unique 000-0000012-12 pour rassembler les fonds en faveur des populations victimes de la sécheresse et de la famine.

12-12 lance appel d'urgence "Famine dans la Corne de l’Afrique – Stop !"

CCP : 000-0000012-12

(IBAN : BE19 0000 0000 1212 - BIC : BPOT BE B1)

Pour faire en don en ligne, cliquez ici.

La sécheresse et la faiblesse des précipitations au cours des deux dernières saisons des pluies ont réduit les récoltes et provoqué une flambée des prix des aliments de base dans la Corne de l’Afrique. Les populations qui vivaient déjà dans une situation de survie précaire en raison de 20 ans de guerre civile n’ont d’autre recours que la fuite à la recherche des centres de distribution de l’aide internationale.

Près de 11 millions de personnes, dont une écrasante majorité des femmes et d’enfants, doivent aujourd’hui affronter la disette, voire la famine. Depuis le 20 juillet, l’état de famine a en effet été déclaré dans deux région du sud de la Somalie, avec un risque majeur de voir s’étendre ce fléau aux districts voisins si une opération d’envergure n’est pas organisée de toute urgence.

Selon les Nations unies, il s’agit de la pire crise alimentaire que le monde ait connue depuis 1991.

Chaque jour, des milliers de personnes quittent la Somalie pour venir se réfugier dans les camps du Kenya et de l’Ethiopie. Le camp de Dadaab, dans le Nord du Kenya, reçoit chaque semaine 10.000 nouveaux réfugiés. Avec près de 400.000 réfugiés, il est aujourd’hui devenu la troisième concentration humaine du pays après Nairobi et Mombassa. A l’origine, il était prévu pour… 90.000 personnes. Les camps de la région sont en surcapacité et ne sont plus en mesure de répondre aux besoins multiples des réfugiés. Ces derniers, s’il y arrivent, auront affronté pendant 26 jours voire deux mois le désert, le vent, la soif, la faim, les attaques des groupes armés ou des fauves, hyènes ou lions.

Pour l’ensemble de la région, on estime à 2 millions le nombre d’enfants de moins de cinq ans sous-alimentés, dont 750.000 dans un état de malnutrition grave, qui nécessite une intervention immédiate si l’on veut sauver leur vie.  Les éleveurs nomades sont contraints de quitter les zones affectées pour se rendre avec leur troupeau vers les zones de pâturage épargnées, dans l’espoir d’y trouver de l’eau. Ces zones qui se raréfient dangereusement constituent une source de tensions et de conflits.

Une aide de grande envergure et à long terme est nécessaire. Caritas International, Médecins du Monde, Handicap International, Oxfam-Solidarité et UNICEF Belgique, les organisations membres du Consortium belge pour les situations d’urgence, sont actives dans la région et appellent le public à soutenir leurs actions.

Dès ce 22 juillet, ces ONG ont activé le numéro de compte unique 000-0000012-12 pour faciliter la récolte des fonds et rendre plus efficace la communication vers le public.