Après l'aide d’urgence, l'aide structurelle est et reste de toute première importance
A côté des membres du Consortium belge pour les situations d’urgence - Caritas International, Handicap International, Médecins du Monde, Oxfam-Solidarité et UNICEF Belgique – des tas d’autres ONG belges sont actives depuis des années en Haïti. Il s’agit entre autres d’ACTEC, Broederlijk Delen, Entraide et Fraternité, Cunina, DMOS-Comide, Memisa, Protos, SOS Villages d’enfants, Volens et Solidarité Mondiale. Plusieurs de ces ONG avaient des projets structurels en cours en Haïti. Il est donc logique qu’elles poursuivent cette approche structurelle, en collaboration directe avec des partenaires locaux, dès qu’on aura répondu aux besoins les plus urgents.
Les coordinations CNCD et 11.11.11 et les fédérations Acodev et Coprogram ont convenu avec le Consortium 12-12 qu’elle utiliserait une partie des moyens récoltés pour des projets de développement structurelle. Pour la répartition de ces moyens, les coordinations proposent de mettre leur expertise au service du consortium 12-12. Les organisations qui étaient déjà présentes en Haïti avant la catastrophe peuvent rentrer des projets ou des programmes qui seront passés au crible par une commission indépendante. Les moyens seront distribués d’après l’avis de cette commission.
Après une catastrophe d’une telle ampleur, l’aide d’urgence (nourriture, eau, abris, soins médicaux...) est primordiale. Mais sans efforts structurels visant à s’attaquer aux racines de la pauvreté, il n’y aura pas de développement durable. Haïti n’a pas de bonnes bases structurelles, ce qui fait que les conséquences du séisme sont d’autant plus graves. Les années d’agriculture intensive, de déforestation et l’érosion qui en découle ont rendu le sous-sol très vulnérable. Vulnérable aux inondations et aux tremblements de terre. En Haïti, peu de moyens sont investis dans l’auto-approvisionnement en nourriture et le pays est très dépendant de l’aide, car les aliments importés sont moins chers que les aliments produits sur place. Tout ceci combiné avec un État très faible voir absent fragilise le pays et l’empêche de bien réagir à cette situation de crise.
Il est donc d’une importance capitale de s’attaquer au problème de manière structurelle. Nous nous y attelons en soutenant des organisations locales fortes, qui défendent les droits de la population et osent accuser le gouvernement laxiste. En plaidant pour une politique commerciale honnête qui empêche les aliments subsidiés venant de l’étranger de détruire la production alimentaire haïtienne. En cherchant des solutions pour la déforestation et en passant à un développement durable.
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